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samedi 4 mars 2017

Sombreur déjà il y a dix ans

Sans que je le sache, le Sombreur s'était déjà installé dans son décor il y a dix ans, et avait commencé à me dicter quelques dessins. Encre de chine et aquarelle sur papier, 2007. Il sombrait avec plus de flamboyance, on dirait. Ou j'étais plus optimiste en 2007.
/// Sin que yo lo sepa, el Hundidor se había instalado ya en su decorado hace diez años, y me habia empezado a dictar algunos dibujos. Tinta china y acuarela sobre papel, 2007. Se hundía con más esplendor, parece. O yo era más optimista en 2007.


vendredi 2 décembre 2016

Sombreur encore et toujours

"Aux yeux de Glenn, Wertheimer était le sombreur parce qu'il sombrait toujours et sans discontinuer", dit Thomas Bernhard dans "Le naufragé". Le sombreur donc, qui s'affaisse puis se redresse un peu, qui gonfle ou se dilue dans le décor, mais ne quitte jamais son poste de sombreur. (Encre de chine sur papier Fabriano).
/// "Para Glenn, Wertheimer era el hundidor porque se hundía siempre y sin parar", dice Thomas Bernhard en "El naúfrago". El hundidor entonces, que se hunde y se recompone luego un poco, que se infla o se diluye en el decorado, pero nunca deja su puesto de hundimiento. (Tinta china sobre papel Fabriano).


jeudi 27 octobre 2016

Le Sombreur (est de retour)


Le sombreur à Zizers, ou (encore une version de ) la chambre double. Encre de chine, café et tristesse sur papier.

/// El malogrado en Zizers, o (una nueva version de) la habitacion doble. Tinta china, café y tristeza sobre papel.



mercredi 25 juin 2014

Dans les cahiers de rien...

Half a man's still a man (L'étranger a trouvé sa devise), et une énième variation autour de cette chambre kafkaïenne, tout cela (et plus encore) dans les cahiers de rien, qui s'entassent par dizaines dans les moindres recoins de mon atelier.
/// Half a man still a man, el lema que ha adoptado el "extranjero", y una nueva varación alrededor de esta habitación kafkiana, todo eso y mucho más en los cuadernos de nada, que se juntan por decenas en los recovecos de mi taller.


jeudi 10 avril 2014

Une chambre à Montevideo

"Le plus intéressant de la coterie était Gonzalvo. Il est mort dans un lit de l'hôpital Maciel, à Montévideo.
C'était un homme débraillé, à la parole hachée, au visage piqué de variole et un oeil en verre qui n'était pas en accord avec la couleur de son oeil naturel, parce que Gonzalvo acquérait son stock de  yeux en verre dans les ventes aux enchères, sans donner aucune importance à la couleur. Ainsi, il vous regardait avec deux regards."
Enrique Gonzales Tuñón, Lits à partir d'un peso, 1932
/// "El más interesante de los contertulios era Gonzalvo. Murió en una cama del hospital Maciel, en Montevideo.
Era un hombre de exterior desaliñado, de palabra ceceada, de rostro picado de vieruela y un ojo de vidrio que disentía en color del ojo natural, porque Gonzalvo adquiría su stock de ojos de vidrio en los remates, sin otorgarle ninguna importancia al color. Así lo miraba a uno con dos miradas. "
Enrique Gonzales Tuñón, Camas desde un peso, 1932

samedi 5 avril 2014

Variations sur une chambre

"Trois jours au lit. Petite réunion à mon chevet. Changement brusque. Fuite. Défaite complète. Toujours l'histoire universelle enfermée dans des chambres."
Franz Kafka, Journal, 6 mars 1922
/// "Tres días en cama. Pequeña reunión junto a mi cama. Cambio repentino. Fuga. Derrota. Siempre la historia universal encerrada en las habitaciones. "
Franz Kafka, Diario, 6 de marzo de 1922
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samedi 29 mars 2014

La chambre double


C'est une sorte de Manuel des Adieux que j'ouvre ici, avec une nouvelle version de la même scène.  Le repos d'un vieil artiste? Ou peut-être une de ces chambres doubles des  poètes de la fin du XIXe siècle? Les yeux fermés, le viellard esquisse son prochain tableau, superbe, son dernier vers. Vous allez voir... Tout s'enchaine parfaitement dans sa tête. La  chambre l'attend, pareille à elle même.
{Eau-forte sur zinc, 21x30cm, premier état.}
/// Otra versión de la misma escena. ¿El reposo de un viejo artista? Una de esas habitaciones dobles de los poetas de finales del siglo XIX? Los ojos cerrados, el viejo boceta su próximo cuadro, extraordinario, su último verso. Ya van a ver... Todo se ordena perfectamente en su cabeza. La  habitación lo espera, igual a sí misma.
{Aguafuerte sobre zinc, primer estado de la plancha.}

jeudi 27 mars 2014

Série fantôme


Un dessin au fusain sur papier (50x70cm), qui fait partie d'une sorte de "série" fantomatique commencée en 2008 (voir ici). Le seul lien entre les dessins de la série est ce pauvre homme aux trais vaguement orientales, assis dans l'ombre confuse d'une chambre ; parfois il a l'air abattu, parfois endormi, mais quelque chose le guette toujours. C'est plus qu'une série, c'est un Manuel des Adieux.
/// Un dibujo a carbonilla sobre papel, de una suerte de "serie" fantasmagórica  comenzada en el 2008 (ver acá). El único lazo entre los dibujos es ese pobre hombre de rastros vagamente orientales, sentado en la sombra confusa de una pieza; a veces parece dormido, a veces demolido, pero algo lo acecha siempre. Es más que serie, es un Manual de Adioses.