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vendredi 5 décembre 2014

Icare chute toujours

 
Icare chute toujours. On passe notre temps, dans ce métier (il faut bien lui donner un nom), à s'approcher du soleil pour retomber juste après, ou plutôt: on frôle parfois le soleil entre nos chutes. Je ne parle ni célébrité ni de reconnaissance, mais de ce travail quotidien, de notre relation avec les images et les mots, qu'on croit dominer un instant avant de perdre pied à nouveau. Il n'y a rien de dramatique à ça: tout est dans ces chutes, notre véritable métier. Rien qu'un professionnel du doute, dit Robert Walser.
Parlons métier donc: j'aime travailler à ces collages numériques, ou virtuels (comment faut-il les appeler?). Ils évoquent pour moi les films muets coloriés à la main, le travail de Lotte Reiniger, les lanternes magiques, le mystère de l'imagerie populaire d'une certaine époque. Et vous, qu'en pensez-vous?
/// Icaro cae todavía. Siempre estamos, en este oficio (hay que llamarlo de algún modo), acercándonos del sol y cayendo justo después, o más bien: rozamos alguna vez el sol entre nuestras caidas. No hablo de celebridad ni de reconocimiento, sino de nuestra tarea cotidiana, de nuestra relación con las imágenes y las palabras, que creémos dominar un instante antes de perder pié otra vez. No hay nada dramático en eso: todo está en esas caídas, que son tal vez nuestro verdadero oficio. Nada más que un profesional de la duda, dice Robert Walser. 
Hablemos de oficio entonces: me gusta hacer estos collage numéricos, o virtuales (hay que buscarles un nombre) ; me evocan las películas mudas coloreadas a mano, el trabajo de Lotte Reiniger, las linternas mágicas, el misterio de la gráfica popular de cierta época. No sé ¿Usted qué piensa?

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mercredi 16 juillet 2014

Mémoire, papier, dehors

La mémoire tue, un dessin d'après une nouvelle de Quadruppani, fait pour le Siné mensuel de juillet, que vous, oui, vous, qu'aimez peut-être encore le papier, vous pouvez aller chercher en kiosque, à pied, dehors, sous la pluie ou le soleil.
/// La memoria mata, un dibujo para ilustrar un cuento de Quadruppani en el Siné mensual del mes de julio, que usted, sí, usted, que tal vez gusta todavía del papel,  usted puede todavía ir a buscar al kiosco, a pié, afuera, bajo la lluvia o el sol.

mardi 3 juin 2014

Hommage en silhouettes (carnets de rien)


Voilà deux choses parfaitement inutiles ici: un rhinocéros mort, et un hommage à un artiste encore vivant. Mais c'est tout ce que j'ai trouvé aujourd'hui, en fouillant dans mes carnets de rien.
/// Dos cosas perfectamente inútiles aqui: un rinoceronte muerto y un homenaje a un artista todavía vivo. Pero es todo lo que encontré hoy, urgando en mis cuadernos de nada.

dimanche 25 mai 2014

Silhouèttes

J'aime le théâtre d'ombres chinoises, les films de Lotte Reiniger et le cinéma muet en général. C'est dans ce sens là que je me permet de faire ces "collages virtuels" de temps à autre, pour Le Monde et pour moi aussi. Je suis loin d'être un professionnel des nouvelles technologies ; j'aborde tout ça de façon assez naïve, comme une manière de retrouver justement cet esprit primitif du cinéma muet. Pour ces collages, je me sers des principes appris de la gravure dite au vernis mou.  
/// Me gusta el teatro de sombras chinas, los cortometrajes de Lotte Reiniger y el cine mudo en general. Es en ese sentido que me permito hacer estos "collages virtuales" de vez en cuando, para Le Monde y para mi también. Estoy lejos de ser un profesional de las nuevas tecnologías ; abordo todo eso de manera bastante inocente, como una forma justamente de reencontrarse con ese espíritu primitivo del cine mudo. En estos collages uso lo que aprendí haciendo grabado con barníz blando.

Babel résiste encore, dans Le Monde des Livres du 3 avril 2014



Les héritiers sont de retour, dans Le Monde du 29 août 2013.

Goldberg VS Goldberg, dans Le Monde du 18 janvier 2014
Comment remettre du carburant dans l'Europe?,
dans Le Monde daté du 9 mai 2014




mardi 20 mai 2014

Quelle tête êtes-vous?


"Une tête bien faite est une tête qui cherche les défauts et une tête exceptionnelle est une tête qui découvre ces défauts et une tête géniale est une tête qui, après les avoir trouvés, attire l'attention sur ces défauts découverts et, avec tous les moyens dont elle dispose, désigne ces défauts. […] La tête doit être une tête chercheuse, une tête chercheuse de défauts, de défauts humains, une tête chercheuse de l'échec."
Thomas Bernard, Maîtres anciens.
/// "Una cabeza bien hecha es una cabeza que busca los defectos humanos y una cabeza excepcional es una cabeza que descubre esos defectos y una cabeza genial es una cabeza que, luego de encontrarlos, llama la atención sobre esos defectos y, con todos los medios de los que dispone, designa esos defectos. […] La cabeza debe ser una cabeza buscadora, una cabeza buscadora de defectos, de defectos humanos, una cabeza buscadora del fracaso. "
Thomas Bernard, Maestros antiguos.
Por una cabeza... ¿Y, entonces, qué cabeza es usted ?

 


vendredi 5 juillet 2013

Le livre noir

 









Le livre noir (du collage)
Le livre ouvre ses pages sous le regard de son protecteur. On se remémore l'inoubliable film de Maine Keravec, Les Garde-Peau (1971), dernière apparition à l'écran du chanteur Paul Streto, et les premiers films expérimentaux du cinéma argentin. Quelques théories cherchent ses bases: une théorie de l'Exil involontaire, une théorie de la Disparition, et une Ode à la Mauvaise humeur. Les dernières pages sont dédiées aux savoirs profanes, à la science empirique, aux Sciences Naturelles de Nuit, qui ferment ce livre, noir.

/// El libro negro (del collage) abre sus páginas  bajo la mirada de su protector. Se recuerda aquí el inolvidable film de Maine Keravec, Los Guarda-Pieles (1971), última aparición cinematográfica del cantante Paul Streto, y también los primeros films experimentales del cine argentino. Algunas teorías buscan sus bases: una teoría del Exilio involuntario, una teoría ilustrada de la Desaparición, una Oda al Mal Humor. Las últimas páginas son dedicadas a los saberes profanos, a la ciencia empírica, a las Ciencias Naturales de la Noche, que cierran este libro, negro.


mercredi 16 mai 2012

Notes sur la Valadonie

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Pour un exercice moderne et révolutionnaire
 
« L’effort physique doit échapper à la normalisation politique et hygiénique de la société (capitaliste), qui l’a transformé au fil des siècles en une pratique militaire.
Si, à l’origine, l’effort physique était un besoin élémentaire de l’homme, qui devait s’adapter à son milieu, […] l’effort physique moderne et révolutionnaire ne doit rien être de plus qu’une déconnaissance de l’environnement immédiat de l’homme d’aujourd’hui, de ce qui est fabriqué par l’homme, des règles imposées par la société des hommes modernes. Oublier notre culture : déconnaître un escalier. Désapprendre une chaise. S’asseoir, sans savoir comment. S’asseoir, en redécouvrant à chaque fois ce geste : ce n’est pas un sport, mais un exercice physique, un jeu, et un apprentissage philosophique. Une chaise : j’ignore tout de cet objet. Je ne respecte aucune règle préétablie, je traite l’objet chaise comme un complément de mon corps, qui n’a besoin que d’efforts et de connaissance. (Voir photographie)
[…] Soyons originaux à l’égard de notre corps et de notre monde environnant, déconnaissons tout de chaque marche, de chaque rue […]. Un bon révolutionnaire l’est jusque dans sa manière de prendre son bain ou de marcher dans la rue : nous n’avons que faire d’espaces dédiés à l’exercice, de routines, nous avons besoin de voir dans toute situation la possibilité d’un effort inattendu. »

Nilo Keratza, Pour un exercice moderne et révolutionnaire, Imprimerie Nationale de Valadonie, 1926.
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D'autres Notes sur la Valadonie dans 
le dernier numéro de la revue Tango.

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