15.6.13

Nostalgie de l'épaisseur


Voici un petit hommage aux frères Sternberg, et à l'argentin Fati: un dessin à l'encre de chine sur un carton verni, qui suit un peu une série d'estampes que j'ai appelé Nostalgie de l'épaisseur. Vous pouvez les voir dans ce blog collectif, Citron


{Nostalgia del espesor}
Un dibujo a tinta sobre un carton barnizado, que se refiere a una serie de estampas que he bautizado así. Se pueden ver por este blog colectivo: Citron
Homenaje a Fati y a los hermanos Sternberg.






4.6.13

Journée de l'Estampe à Paris

Le 10 juin (un lundi, oui), vous êtes tous amicalement invités à la Journée de l'Estampe contemporaine. Où? Ben, Place Saint-Sulpice comme d'habitude, Paris VIe, de 12h à 22h. Je serai au Stand 109B avec mes gravures, mes livres, mes beaux yeux, et même de boissons alcoolisées.


24.5.13

Deux cartes pour Le Monde



Syrie: de la révolte au déchirement
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Débats, Le Monde, 14 mai 2013
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Encore de cartes, oui. Je ne saurai pas dire si cela tient de l'obsession ou de la paresse. Enfin. Carte N°I : La Syrie.  Le texte à illustrer racontait, de manière analytique, pourquoi il semble impossible d'arrêter le conflit Syrien, et pourquoi le monde lui tourne le dos, petit à petit.
J'avais eu plusieurs idées, comme la carte en labyrinthe (fig.1), mais ça suivait un peu de trop près le ton de l'article.
Fig.1                                                    Fig.2
Puis à force de regarder la carte de la Syrie, sa forme m'a fait penser à un crâne de boeuf, abandonné dans le désert. J'ai donc retenu cette dernière idée (fig.2), purement graphique (purement?), plus forte, et qui exprime finalement assez clairement le sentiment général sur ce conflit.



Les lois de l'hospitalité
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Le Monde des Livres, 24 mai 2013

Carte N°II : L'auteur étranger. Il était question ici de littérature étrangère, et de la longue suite de rencontres qui permettent à ces œuvres d'arriver jusqu'au public français. J'étais parti assez loin, avec une image de Gulliver, mais finalement je suis revenu au visage de l'écrivain, à l'idée d'une carte de voyage de cet écrivain jusqu'aux côtes françaises, en y rajoutant des personnages fantastiques; des petits éditeurs égarés, des traducteurs présomptueux, des monstres de l'oubli et des gros éditeurs méchants. Le visage de l'île est vaguement celui de Corman McCarthy. Voilà, tout est dit.


16.5.13

Une eau-forte oubliée de Harry Powers

Police report (bis)
de la série Harry & the helpless children
Eau-forte s/zinc, 2011. Un exemplaire.
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Une version différente, et meilleure, je crois, de cette gravure-ci, qui de toutes façons n'a finalement pas fait partie du livre Harry. J'aurais du m'arrêter à ce premier état, mais la gravure ne me plaisait pas alors. J'ai fini par la...transformer. Ici, le résultat de la métamorphose.

13.5.13

Carnets 2013


Fig.1
Dans ce carnet toujours en cours, un monsieur Diablement angoissé, à gauche, et L'homme qui était alternativement poli et impoli des Monthy Pyton, à droite.

Fig.2
Vaguement inspirés du "Terrier", on voit ici deux épisodes des Kaprices de Franz K.

Fig.3

Et pour finir une ville, qui n'a plus d'autre horizon que le rétrécissement ou la synthèse, et une petite vie rythmée par les réaménagements, lancinants, interminables. Oh là là.


10.5.13

Cleveland 2013, Clarksburg 1931

L'affaire de Cleveland ces jours-ci m'a drôlement fait penser à l'affaire Harry Powers de 1931, que je retrace dans mon dernier livre, "Harry & the helpless children". Presque cent ans les sépare et pourtant, la presse (américaine?) ne semble pas avoir énormément changé. Les mêmes montages photographiques avec victimes et bourreaux, les récits grotesques, où la jubilation des journalistes est palpable, la surenchère d'adjectifs, pour mieux déshumaniser les "présumés coupables."
Allez faire un tour dans le site web du Daily News (un des champions de la yellow press, ou presse de caniveau), puis allez voir la "presse sérieuse", vous retrouverez plus d'une ressemblance.



30.4.13

Les trois âges du Jihad

Le troisième âge du jihad
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Le Monde, mardi 30 avril 2013

26.4.13

La saga de Neaulieu (et Klejman)

 Archi-saga
"L'inauguration des ruines", de  Jean-Noël Blanc
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Le Monde des Livres, 26 avril 2013


Après avoir lu l'article de Raphaëlle Leyris sur ce livre (car on illustre de textes qui commentent des livres qu'on n'a pas lu!), qui raconte une saga familiale dans un village imaginaire (Neaulieu), j'étais parti pour travailler encore sur l'idée d'une carte, mais l'envie de dessiner un arbre généalogique a été plus forte.
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Anecdote: quelqu'un m'écrit pour me demander de révéler le nom du personnage qui a inspiré le portrait central de ce dessin (un américain, prétend-t-il). Je réponds que je me suis inspiré de plusieurs visages en même temps; mais la personne insiste: "vous savez bien, m'écrit-il, que c'est UN portrait que vous a inspiré. Soyez sans crainte, je ne vous accuserait pas de plagiat".
Je ne peut donc éviter de me poser la question: est-ce bien moi qui a réalisé ce dessin? Qui sait si  Monsieur Klejmann n'est pas venu chez moi le soir, déguisé en voisin, en ami de longue date. Il travaille peut-être là, à côté de moi. Il ne se cache plus.
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18.4.13

Utopia

François Furet, les chemins de la mélancolie
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Le Monde des Livres, 13 avril 2013

Là encore, je me suis inspiré d'autres artistes, plus anonymes ceux-là, tous ceux qui ont représenté la célèbre île de Thomas More, mais les cités idéales aussi, les phalanstères, et autres fantaisies utopiques. J'aimerais un jour illustrer son Traité de la meilleure forme de gouvernement.
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15.4.13

Les nouveaux faussaires

Les nouveaux faussaires
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Par Hélène Maurel-Indart, à paraître dans Le Monde daté du 16 avril 2013

Ça arrive. Des fois on tombe sur un thème à illustrer particulièrement stimulant: "L'affaire" du Grand Rabbin de France, les auteurs qui n'écrivent pas leurs livres, et les éditeurs qui ne lisent pas ce qu'ils publient. Les "emprunts", plus ou moins volontaires, d'écrivains pressés, l'image dont jouit encore l'intellectuel en France, et le poids de la littérature... tout ça, ça me parle.
Après avoir cherché différentes idées (fig.3), je me suis alors tourné vers Goya (fig.1), que j'ai à mon tour repris (fig.2). Ce n'est pas un détournement comment on les aime en France, à peine une reprise, comme un pauvre chanteur reprend un vieux tube.
J'ai toujours aimé ce Capricho. Vous n'avez pas l'impression, parfois, de vivre dans une société de perroquets?

Fig.1
Fig. 2
Fig.3
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23.3.13

Die Artisten in der Zirkuskuppel: ratlos


Les artistes sous le chapiteau: perplexes
(ou Les aventures de Leni Peickert
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Je regardait souvent une photo de ce film d'Alexandre Kluge, il y a longtemps, en Argentine, dans un livre sur le cinéma allemand. Le titre me fascinait, Los artistas bajo la carpa del circo: perplejos ; surtout ses deux points, qui me semblaient représenter la "nouvelle vague allemande" à eux seuls. Je ne me souviens pas maintenant ce que j'imaginais à travers la photo, et le titre; j'ai vu le film il y a peu de temps, et je ne peut pas dire qu'il ma déçu: mais c'était bien sûr autre chose. ////////////////////////////////////////

21.3.13

Contre-histoire


/////////// Deux dessins pour Le Monde. Dans le premier, ci dessus, où il est question de la notion de Contre-Histoire, vous devriez pouvoir reconnaître Gambetta, Pétain et Thiers. Dans le deuxième, qui verse sur la Chine, et les affaires qui minent ses dirigeants, il y a Confucius (si l'on veut), Xi Jinping, Wen Jaibao et le pauvre Bo Xilai à l'envers. ///////////

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19.3.13

Riches pieds-nus

////////Une petite histoire d'un de ces riches pieds-nus dont je vous parlait...//////////
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15.3.13

Un peu de soleil

... Pour chasser les mauvais esprits du Gris, un peu d'humour, bon sang, un peu de légèreté. Les riches pieds-nus. Des séries des petits gribouillages (de miettes d'encre), que je fais pour convoquer le soleil et autres choses agréables et rares. D'autres miettes à voir ici.

12.3.13

Somme toute, un type assez sinistre, non?

{...}
En parlant du noir qu'on obtient en gravure, voici une eau-forte de 2011, et une autre, ci-dessous, de la série Harry & the helpless children (elle ne figure pas dans le livre).
Noir profond, noir velouté, noir sec; pour les graveurs, il n'y a que de nuances de noir. Et dans Paris (?), que de nuances de gris. Fleuve gris, ciel gris et immeubles (haussmanniens) très très gris, car tout est gris à Paris. Oh Gris! Oh Paris! Tant de mauvaise poésie j'écris!



11.3.13

Beau noir

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C'est en faisant de la gravure que je suis devenu accro au noir, à ce beau noir qu'on ne peut obtenir que grâce à l'acide, l'encre d'imprimerie. En gravure, le noir est beau en soi.
Depuis, tout dessin qui traîne un peu trop longtemps sur ma table ou dans mes carnets, subit le même sort: il noircit, noircit inexorablement... Et comme beaucoup de mes plaques de métal, ces dessins finissent souvent à la poubelle.
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8.3.13

Edgar Morin / Stéphane Hessel

... Portrait d'Edgar Morin (et d'Hessel) pour un entretien entre les deux hommes, paru dans Le Monde lors de la mort du dernier...

1.3.13

Conseil Constitutionnel

Un dessin sur l'évolution du Conseil Constitutionnel à paraître dans Le Monde d'aujourd'hui.
Je me suis inspiré d'une gravure XVème siècle signée Hermuntis de Brême.

16.2.13

Illettrisme

Un dessin sur l'illettrisme chez les cadres, pour Le Monde, à paraître dans l'édition d'aujourd'hui.
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4.2.13

Les carnets, toujours

La véritable vie de M. Georges Louis Leclerc de Buffon, Société des Naturalistes Aigris, Paris, 1848.

L'arrivé de l'hiver au parc de la Ciutadella, à Barcelone, suivie d'une évocation utopique de la très sereine vie du monsieur Piranèse.

A gauche, on se demande si courir, dessiner ou être prévenant est bien utile. A droite, un monsieur se laisse dessiner sans opposer aucune résistance.

Le célèbre homme insignifiant (voyez-le avant qu'il ne disparaisse) passe à gauche, tandis qu'à droite on ose souiller Raphaël.

Tandis que le dessinateur inconscient continue avec les petits arbres à Barcelone, sa partie consciente s’apercevra bientôt qu'il s'est fait voler son porte monnaie.

Dessin prémonitoire, études secrets de Muybridge? Qui sait.

... Toujours, toujours ces carnets, remplis ou à remplir: ça coute moins cher qu'un psychanalyste. Quelques unes de ces pages ont été dessinées ce week-end, tandis que personne n'achetait mon livre au festival d'Angoulême ... 

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22.1.13

Continents familiales



Me revoilà avec la même photographie de famille. Je n'ai aucune idée pourquoi je répète toujours les mêmes dessins; peut-être à la millième fois, il sera à peu près correcte. A différence des autres dessins de cette série, cette eau-forte est minuscule: 6x9cm.

30.12.12

Les continents familiales, II

 

Los continentes familiares II (verano)
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Mine de plomb et aquarelle s/papier Arches.  50x65cm,  2012.
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