samedi 20 décembre 2014

Half Man dans mon cahier



D'un bout à l'autre de mon cahier de Rien, Half Man marche, ne perd pas son temps, il épuisse les distances, sème le destin, cherche un moyen, ou une carte, ou une étendue lisse qui le mène quelque part, ou une autre moitié, avec qui parler cette langue qu'il semble être le seul à parler.
///De una punta a otra de mi cuaderno de Nada, Half Man camina, no pierde tiempo, agota distancias, esquiva el destino, busca una manera, o un mapa, o una extensión lisa que lo lleve a alguna parte, o su otra mitad, con la cual hablar ese idioma que él parece ser el único a hablar.



mercredi 10 décembre 2014

Nouveau livre: Traité du Bon Cavalier

Venu des terres australes de la République Argentine, voici livre rare, édité conjointement par Éditions Sepaposil et Ediciones del Niño Feo: le Traité du Bon Cavalier
En huit chapitres (Les Chemins du Sort, De l'Ordre de certaines choses, Des métiers, Mythes inépuisables...), le livre réunit une soixantaine de dessins de la plus noble facture, certains inédits, d'autres parus ici même.
Il fut imprimé et relié par Maître Lisandro Demarchi, dans ses ateliers graphiques de la Ville de Rosario, en Argentine. L'édition est bilingue (Français/Espagnol), cartonnée, de 84 pages, mesurant 15cm par 15cm, pesant approximativement 330gr, et coutant le prix de 16€.

Si vous le trouvez à votre goût, chers cavaliers et cavalières, vous n'avez qu'à nous commander le Traité du Bon Cavalier par mail, en écrivant à Josefine, mon assistante, à l'adresse josefine.aquindo@gmail.com, ou à moi directement, si vous en avez le courage.
Si vous souhaitez également une dédicace de la précieuse main de l'artiste, n'oubliez pas de le préciser dans votre courrier.

Donné à Paris, le jour de la Saint Romaric, l'an 2014.



Desde las australes tierras de la Republica Argentina, he aquí un bello libro: el Tratado del Buen Caballero, editado conjuntamente por Éditions Sepaposil et Ediciones del Niño Feo.
En ocho capítulos (Caminos del Azar, Del órden de algunas cosas, Falsificaciones, Oficios...) el  libro reúne unos sesenta dibujos de la más noble factura, algunos inéditos, otros aparecidos aquí mismo.
Fué impreso y encuadernado por Maestro Lisandro Demarchi, en sus talleres gráficos de la Villa de Rosario. Es una edición bilingue (Francés/Español), de tapa dura y 84 páginas, de un tamaño de 15x15cm y un precio aproximado de 16€, a convertir a nuestra moneda.
Los caballeros y caballeras que deseen procurarse dicho Tratado en Argentina, pueden escribir directamente a Maestro Demarchi : correo@lisandrodemarchi.com.ar

Dado en París, el día de San Poliodoro, el año 2014.

vendredi 5 décembre 2014

Icare chute toujours


Icare chute toujours. On est toujours en train de monter et de tomber. Je ne parle pas de célébrité, ni de reconnaissance, sinon de notre travail quotidien, de notre relation avec les images et les mots: on croit les dominer un instant, les avoir, et on chute encore l'instant d'après. Rien de dramatique là dedans. On s'habitue, on attend la prochaine montée.
C'est encore un collage sur photoshop: J'aime cette technique, elle me fait penser aux films muets. Cet Icare est une version à peine remaniée d'un autre, dans mon vieux blog: Vous pouvez le voir ici.
/// Icaro cae todavía. Siempre estamos subiendo y cayendo. No hablo de celebridad, ni de reconocimiento, hablo de nuestra tarea cotidiana, de nuestra relación con las imágenes y las palabras: a veces creemos dominarlas, tenerlas un instante, y caemos otra vez al siguiente. Nada dramático en eso. Uno se acostumbra, espera la próxima subida.
Es otro collage con photoshop:Me gusta esta técnica, me hace pensar al cine mudo. Este Icaro es una versión a penas distinta de otro, en mi viejo blog: Ver acá.


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jeudi 27 novembre 2014

Des éléphants en veux tu en voilà



Le roi (Narendra) Modi
Le Monde, 27 novembre 2014

Un peu d'anthropomorphisme: Ce dessin sur l'Inde pour Le Monde m'a rappelé que l'éléphant est mon mammifère préféré. Peut-être parce qu'il a l'air vieux dès sa jeunesse, ou peut-être ses rides me le figurent comme un animal préoccupé par je ne sais quelles questions existentielles. Je ne sais pas. J'aime son pas détaché des aléas de la vie, son rythme lent, qu'il n'abandonne même pas sous la menace des prédateurs. Comme si son corps lui dictait une certaine dignité. Je ne sais pas.
/// Un poco de antropomorfismo: Este dibujo sobre la India para Le Monde me recordó que el elefante es mi mamífero preferido. Quizás porque parece viejo desde su juventud, quizás porque sus arrugas me lo figuran como un animal preocupado por no sé qué problemas existenciales. No lo sé. Me gusta su paso desprendido de los problemas de la vida, su ritmo lento, que no abandona ni siquiera ante la amenaza de los deprédadores. Como si su cuerpo le dictara cierta dignidad. No sé.

Éléphant tiraillé entre trois courants philosophiques
Éléphant de fabrication industrielle
Éléphant noyant la philosophie dans l'alcool
Éléphant angoissé, parti à la chasse d'une certitude

jeudi 20 novembre 2014

Histoire du père et du fils

Brève histoire du bon père morne et de son fils ennuyeux, du temps qui leur manque toujours, des occupations du père, des tenues du fils, jugées extravagantes, d'une mère toute à ses lettres, et de l'autre fils, modèle, qui regarde vers l'avenir.
///Breve historia del buen padre serio y de su hijo aburrido, del tiempo que siempre les falta, de las ocupaciones del padre, de las ropas del hijo, calificadas de extravagantes, de una madre y sus cartas, y de ese otro hijo, modelo, que mira hacia el porvenir.

Père morne, fils ennuyeux / Padre apagado, hijo aburrido

La mère / La madre

L'autre fils: radieux / El otro hijo: radiante
L'enfant ennuyeux et l'autre / El hijo aburrido y el otro
Encore seuls / Otra vez solos


Postérité de l'enfant ennuyeux Posteridad del hijo aburrido 

Oui, je recommence avec mes variations autour d'une même scène. Au secours! Serais-je un variateur plus qu'un dessinateur? Ou, comme dit Lichtenberg, une variante de quelque chose qui existe déjà de manière plus juste et concise?
"À mon avis, je suis un enfant extraordinairement fatigué et élastique, malade en même temps que sain jusqu'au bout des ongles, bien que j'aille en trébuchant comme un vieillard, tout flageolant et tremblant d'âge."
Robert Walser, Le territoire du crayon.
/// , empiezo otra vez con mis variaciones alrededor de una misma escena. ¡Socorro! ¿Seré un mero variador, más que un dibujante? O, como dice Lichtenberg, una variante de algo que ya existe de manera más justa y concisa?
"En mi opinión, soy un niño extraordinariamente cansado y elástico, enfermo al mismo tiempo que sano hasta las uñas, a pesar de que ande tropezando como un anciano, vacilante y temblando de edad."
Robert Walser, El territorio del lápiz.


lundi 17 novembre 2014

Père fils, acte premier

Voilà le début de l'histoire d'un père morne et son fils ennuyeux, avec un dessin colorié à l'aquarelle dans l'esprit des Simplicissimus, même si l'histoire, elle, est en noir et blanc.
/// Aquí comienza la historia del padre blando y el hijo aburrido, con este dibujo coloreado a la acuarela al estilo de Simplicissimus, a pesar de que la historia sea en blanco y negro.


mercredi 12 novembre 2014

Zemmourisation de la France


Zemmour, un mal français?
Dans la page Débats du Monde du 19 octobre.

De la distance entre l'illustrateur et son sujet: Comme avec Bachar el Assad, j'ai changé la plume pour le collage sur photoshop, travaillé comme une gravure au vernis mou. Pourquoi? Dans l'espoir de retrouver la bonne distance avec le personnage justement, et la stupidité dans laquelle il nous force de plonger. Réussi?
///Zemmour, un mal francés? En el Monde del 19 de octubre. 
De la distancia entre el ilustrador y su tema: Como con Bachar el Assad, cambié la pluma por el collage en photoshop, trabajado como una aguafuerte al barníz blando. ¿Porqué? Con la esperanza tal vez de lograr una saludable distancia con el personaje, y la estupidez a la que nos rebaja. ¿Resultado?
(Eric Zemmour es uno de los nuevos "pensadores" que ganan terreno en Francia, diciendo que la culpa de todo la tienen los musulmanes, que el nazismo no fué tan malo, y que la colaboración francesa permitió "salvar" a los judíos franceses...)

lundi 10 novembre 2014

Prostitution des enfants

Encore un de ces sujets impossibles à dessiner qu'on aime me confier de temps à autre: Un dessin publié la semaine dernière dans Le Monde, sur la prostitution des enfants et les campagnes médiatiques "choc" qu'on en fait. Réussi?
/// Otro de esos temas imposibles de dibujar que les gusta darme de vez en cuando: Un dibujo publicado en Le Monde la semana pasada, sobre la prostitución infantil y las campañas "shock" que fabrican los medios de comunicación. ¿Resultado?


jeudi 6 novembre 2014

Être là, avec Amnesty International



Dessins pour le livre collectif Être là avec Amnesty International, édité par Futuropolis.
J'illustre un texte sur l'affaire du "Probo Koala": des déchets toxiques déchargés en Côte d'Ivoire grâce à la corruption qui régnait dans ce pays.
Tous les textes et reportages du livre, en Argentine, au Cambodge, en Grèce ou en Syrie, sont de Jean-Christophe Dabitch. Et les dessins, de José Muñoz, Jorge Gonzáles, Damien Roudeau, Loreline Mattiussi, Piero Macola, Manuele Fior, Guillaume Trouillard, Christian Durieux, Daniel Blancou, Gabrielle Piquet, Zeina Abirached et Michaël Sterckeman.
/// Dibujos para el libro colectivo Estar ahí con Amensty Internacional, editado por Futuropolis.
Ilustré un texto sobre un caso conocido como el "Probo Koala": desechos tóxicos que fueron descargados en Costa de Marfil gracias a la corrupción que reinaba en ese país.
Todos los textos y reportajes del libro, en Argentine, Cambodgia, Grèce o en Syria, son de Jean-Christophe Dabitch. Y los dibujos, de José Muñoz, Jorge Gonzáles, Damien Roudeau, Loreline Mattiussi, Piero Macola, Manuele Fior, Guillaume Trouillard, Christian Durieux, Daniel Blancou, Gabrielle Piquet, Zeina Abirached y Michaël Sterckeman.

lundi 27 octobre 2014

L'apprenti et le Maître /// El aprendíz y el maestro


"Je venais de découvrir l'œuvre de Wilhelm Busch, et cela devint aussitôt une véritable passion. Dans l'espace d'une seule nuit, sans interruption, je copiai toute l'histoire de Silène et des nymphes, jusqu'à ce que le porte-plume m'en tombât littéralement des mains.
Dans les albums reliés des Fliegenden Blätter, [...] je copiai principalement les œuvres d'Adolf Hengeler. Avec une persévérance à toute épreuve, je m'appliquai à reproduire trait pour trait mon modèle, poussant le goût du détail jusqu'à restituer la texture du bois qui avait servi de support à la gravure. [...] Un jour j'imitais Grützner, le lendemain je suivais les traces d'un peintre de batailles."
George Grosz, Un petit oui et un grand non, 1955.
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/// "Yo acababa de descubrir la obra de Wilhelm Busch, y eso también se volvió una verdadera pasión. En una sola noche, sin interrupciones, copié toda la historia de Sileno y de las ninfas, hasta que el porta-plumas se me cayera literalmente de las manos.
En los álbumes encuadernados de los Fliegenden Blätter, [...] copiaba principalmente las obras de Adolf Hengeler. Con una perseverancia a toda prueba, me aplicaba a reproducir trazo por trazo mi modelo, llevando el gusto por el detalle hasta restituír la textura de la madera que había servido de soporte al grabado. [...] Un día imitaba a Grützner, al otro día seguía el camino de un pintor de batallas."
George Grosz, Un sí pequeño y un gran no, 1955.

lundi 20 octobre 2014

Fils prodigue


Voilà le dessin qu'inspira celui du Monde. Il me faisait penser à la parabole du Fils Prodigue, à un apprenti mendiant un peu de talent auprès d'un maître. 
On se rapproche des artistes qu'on admire pour apprendre ou pour être contaminés par eux, mais pour leur prendre un peu d'énergie aussi, pour les fatiguer un peu, pour les ralentir et croire qu'ainsi on les met à notre portée. Et finalement, pour éprouver un moment le sentiment d'appartenance, à une famille, pour croire à l'idée même d'une famille.

"Je pense parfois n'éprouver aucun sentiment, que je ne suis artiste que par comédie et que mon mépris de tout le reste, de tout ce qui me paraît petit et stupide, n'est qu'une nécessité pour m'imprégner de mon rôle."
Max Beckmann, Journal, août 1903.

/// Este es el dibujo que inspiró el de Le Monde. Me hacía pensar a la parábola del Hijo Pródigo, a un aprendíz mendigando talento a su maestro.
Nos acercamos a los artistas que admiramos para aprender o para que nos contaminen, pero también para sacarles algo de energía, para cansarlos un poco, para retrasarlos y creér que así los tenemos a nuestro alcance. Y finalmente, para probar el sentimiento de pertenecer, a una familia, para creer en la idea misma de una familia.
"A veces creo ser totalmente insensible, que solamente actúo de artista y que mi desprecio de todo lo demás, de todo lo que me parece pequeño y estúpido, no es más que una necesidad para impregnarme de mi personaje".
Max Beckmann, Diario, agosto de 1903.


lundi 13 octobre 2014

De l'économie / De economía

Aux origines du Capitalisme
Le Monde, 11 octobre 2014

Ambiance anglaise pour cette "scène d'intérieur", avec messieurs Anton Wilhelm Amo, Friedrich Hayek, John Maynard Keynes, David Ricardo et Adam Smith.
Il fallait illustrer un article sur la série télévisée qui raconte l'histoire du Capitalisme. Au début, je n'ai pas d'idées. Se dire qu'on a pas d'idées, c'est le meilleur moyen de les trouver: J'ai dénichée celle-ci dans un de mes nombreux carnets. Ce qui a pour effet de leur attribuer une utilité a posteriori, ce qui les rentabilise, n'est-ce pas? Ce qui rachète le temps passé à trainer dans les carnets, au lieu de produire, de gagner de l'argent, puisque on parlait de d'économie.
/// Ambiente inglés para esta "escena de interior" con los señores Anton Wilhelm Amo, Friedrich Hayek, John Maynard Keynes, David Ricardo y Adam Smith.
Había que ilustrar un artículo sobre una serie televisiva que cuenta la historia del Capitalismo. Al principio, no se me ocurre nada. Que no se nos ocurra nada, es el mejor modo de encontrar una  idea: Yo fuí a dar con esta en uno de mis tantos cuadernos. Lo que de alguna manera les atribuye una utilidad, o los rentabiliza a posteriori, no es cierto? Lo que de alguna manera los redíme, o compensa el tiempo que uno pasó deambulando en los cuadernos, en vez de estar produciendo, ganando dinero, ya que hablábamos de economía.

lundi 6 octobre 2014

Thomas Theodor Heine


Portrait du  dessinateur Thomas Theodor Heine (Allemagne 1867, Suède 1948), un des pilliers de la mytique revue "Simplicissimus", de laquelle il fut expulsé —par ses propres confrères— lors de l'arrivée des nazis au pouvoir en 1932. L'itinéraire de la revue et de ces créateurs sous le nazisme, certains contraints à l'exil comme Heine, d'autres s'adaptant à la nouvelle situation politique, avait fait l'objet de plusieurs posts très intéressants dans le blog de Dominique Hérody, TRENTE. Voir ici.
/// Retrato del dibujante alemán Thomas Theodor Heine, uno de los pilares de la mítica revista "Simplicissimus", de la cual fué expulsado —por sus propios colegas— con la llegada del nazismo al poder en 1932. El itinerario de la revista y sus creadores bajo el nazismo, algunos obligados al exilio, como Heine, otros adaptándose a la nueva situación política, fué objeto de varios posts en el muy interesante blog de Dominique Hérody, TRENTE.

jeudi 2 octobre 2014

No-One Was Like Vermeer


Le seul tableau que je serai prêt à voler est la Femme à la lettre de Vermeer. Et peut-être aussi un Brueguel du Louvre, et un petit Holbein qui est à Londres. Que des petits tableaux vous voyez, c'est pas méchant. Mais avant tout, la Femme à la lettre, qui est d'ailleurs devenu invisible, au Rijksmuseum d'Amsterdam: Il faut apprendre à le voir par petites touches, quelques secondes par ci, quelques secondes par là, dans les interstices entre un touriste et l'autre, sous la menace de leurs armes photographiques.
Je pourrai dire beaucoup de choses sur Vermeer. Rien de plus ni de moins intelligent que les paroles de "No-one was like Vermeer" de Jonathan Richman.
/// El unico cuadro que estaría dispuesto a robar es la Mujer leyendo una carta de Vermeer. Y tal vez un Brueguel del Louvre, y un pequeño Holbein que está en Londres. Solo cuadros pequeños, nada grave. Pero primero la Mujer leyendo una carta, que de todos modos se ha vuelto invisible, en el Rijkmuseum de Amsterdam: Hay que aprender a verlo por partes, unos segundos aca, otros alla, en los insterticios entre un turista y otro, bajo la amenaza de sus armas fotograficas.
Podría decir mil cosas sobre Vermeer. Nada más ni menos inteligente que la letra de "No-one was like Vermeer", de Jonathan Richman.

mardi 30 septembre 2014

Les dessins que je ne saurai faire: Bachar el-Assad


L'intervention en Irak est-elle justifiée?
Le Monde, 1er octobre 2014

Il y a de types qui  ressemblent déjà à une caricature, et les dessinateurs ont alors du mal à dépasser  la réalité ; Bachar el-Assad est de ceux-là, comme j'ai pu le vérifier moi-même hier soir en travaillant, dans le stress de la commande et de la deadline -la ligne de mort-, à son portrait. A force de caricaturer les personnages comme lui, on se les rend familiers, on se les rend pour ainsi dire acceptables. Comment échapper à ça?
Vers minuit j'ai abandonné le dessin à la plume, et j'ai fait la version que voici, publié aujourd'hui dans le journal.
Mieux? —Acceptable.
/// Hay tipos que parecen ya una caricatura, y los dibujantes se las ven en figuritas para superar a la realida ;. Bachar el-Assad es de esos tipos, como pude verificar anoche trabajando, en el estress del encargo y de la deadline -la línea de muerte- a su retrato. A fuerza de caricaturar los personajes como él, nos los volvemos familiares, nos los volvemos por asi decir aceptables. ¿Cómo escaparle a ese problema?
A eso de medianoche abandoné el dibujo a pluma y lo rehice en esta versión que ven acá, la que sale publicada hoy en Le Monde.
¿Mejor? —Aceptable.