lundi 14 juillet 2008

Criminologie


Dialogue en miroir, du projet Harry & the helpless children. Eau-forte sur zinc, 2ème état, 21 x 31cm, 2009.


Le policier qui soutira des aveux à Harry F. Powers soulignait, à la presse, surtout le caractère "insensible du tueur". Il n’exprimait, selon lui, non seulement pas de remords, mais pire: pas d'émotion non plus, aucune émotion humaine. Ce n'était qu'un "animal sauvage", et ses victimes, rien d'autre que "des proies", pour lui. Le policier, et la presse d'ailleurs, étaient convaincus qu'il était le coupable de ces crimes.
Un avocat de Chicago, et certains spécialistes en criminologie qui purent examiner Powers, nuançaient ces propos, néanmoins: rien ne semblait montrer qu'une quelconque passion volcanique ou une violence inouïe dormait en lui, disaient. C'était une personnalité banale, un escroc plutôt médiocre. Le seul point qu'ils soulignaient était son "amour des mots", et sa mythomanie.
Mais ces "spécialistes venus d'ailleurs" n'étaient pas les bienvenus à Clarksburg, état de Virgine-occidentale: une foule déchaîné les menaça un soir dans une rue de la ville et les pressa de "rentrer chez eux".
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lundi 7 juillet 2008

Portraits de Harry Powers, IV


Becoming Harry Powers, du projet Harry & the helpless children. Eau-forte sur zinc, 24x34cm, 1er état, 2009.

A la recherche du visage de Harry Powers.... Tous les alias que Harry Powers s'inventa répondaient à un besoin précis: la création d'un personnage qui devait être aimé par ces femmes qu'il escroquait. Chaque un avait son lieu, son métier, ses goûts particuliers. Joe Gildaw était un aventurier, tandis que Cornelius Pierson était un homme plutôt sérieux, travailleur et délicat. Arn Weaver, plutôt un petit employé sans relief. Il se servait moins des autres alias: Arn Weaver, Harold Bjorgo, et Herman Drenth.