mercredi 9 mai 2018

Journal d'un dessinateur: chronique d'une illustration pour Le Monde


La commande arrive vers 18h, peut-être plus tard. Deadline: 7h du matin. Le papier sur "L'Affaire Maëlys" et Nordahl Lelandais n'est pas encore écrit: le journaliste me le raconte au téléphone. Il suffit d'avoir une commande pour avoir envie de faire autre chose. Je cherche des idées, je crayonne. Vers 20h j'ai une idée (graphique) potable —ce n'est pas toujours le cas. Je mange un morceau entretemps. Je teste les collages, j'y vais. J'écoute France Culture (je m'instruit en travaillant). Je termine l'illustration vers une ou deux heures, peut-être plus tard. Je l'envoie par internet et sors faire un tour dehors: le quartier est vide, sauf pour le fou de la trottinette, et la folle du parapluie. Puis au lit. Le lendemain je vais au kiosque, voir la chose imprimée. C'est bien sorti—ce n'est pas toujours le cas.



Diario de un dibujante: 
Crónica de una ilustración para Le Monde.
El pedido cae alrededor de las 6 de la tarde, tal vez más tarde. Deadline: 7 de la mañana. El artículo a ilustrar no exíste aún: el periodista me lo cuenta por teléfono. Busco ideas, boceteo, doy vueltas. Basta recibir un pedido para tener ganas de hacer cualquier otra cosa. A eso de las 8 de la noche me decido por una idea (gráfica) que me parece potable —no siempre es así. Mastico algo mientras tanto. Pienso en un collage: Hago una prueba, y me largo. Escucho France Culture (me instruyo trabajando). Termino el dibujo alrededor de la una y media, o más tarde. Lo envío por mail al diario. Una vuelta por el barrio, ya vacío, salvo por el loco del monopatín, y la loca del paraguas. Luego, a la cama. Y al otro día, al kiosco, a ver la cómo salió impreso el dibujo. Salió bien —no siempre es así.
.
 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire