lundi 27 octobre 2014

L'apprenti et le Maître /// El aprendíz y el maestro



Les illustrateurs, les dessinateurs de presse et de bande dessiné sont les seuls artistes, à ma connaissance, à assumer la copie comme un apprentissage, à revendiquer publiquement la copie et même le plagiat, comme moyens légitimes de se forger un style propre. Voyez sinon Georg Grosz:

"Je venais de découvrir l'œuvre de Wilhelm Busch, et cela devint aussitôt une véritable passion. Dans l'espace d'une seule nuit, sans interruption, je copiai toute l'histoire de Silène et des nymphes, jusqu'à ce que le porte-plume m'en tombât littéralement des mains.
Dans les albums reliés des Fliegenden Blätter, [...] je copiai principalement les œuvres d'Adolf Hengeler. Avec une persévérance à toute épreuve, je m'appliquai à reproduire trait pour trait mon modèle, poussant le goût du détail jusqu'à restituer la texture du bois qui avait servi de support à la gravure. [...] Un jour j'imitais Grützner, le lendemain je suivais les traces d'un peintre de batailles."
George Grosz, Un petit oui et un grand non, 1955.
 .
/// Los ilustradores, los dibujantes de prensa o de historieta, son los únicos artistas, que yo sepa, a asumir la copia como un aprendizaje, a reivindicar publicamente la copia y hasta el plagio como medios legítimos de forjarse un estilo propio. Vean sino Georg Grosz:

"Yo acababa de descubrir la obra de Wilhelm Busch, y eso también se volvió una verdadera pasión. En una sola noche, sin interrupciones, copié toda la historia de Sileno y de las ninfas, hasta que el porta-plumas se me cayera literalmente de las manos.
En los álbumes encuadernados de los Fliegenden Blätter, [...] copiaba principalmente las obras de Adolf Hengeler. Con una perseverancia a toda prueba, me aplicaba a reproducir trazo por trazo mi modelo, llevando el gusto por el detalle hasta restituír la textura de la madera que había servido de soporte al grabado. [...] Un día imitaba a Grützner, al otro día seguía el camino de un pintor de batallas."
George Grosz, Un sí pequeño y un gran no, 1955.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire