lundi 20 octobre 2014

Fils prodigue, ou apprenti artiste?


Le dessin qui m'inspira celui du Monde sur les économistes. Et pourtant j'y voyais plutôt une variation du Fils Prodigue, un apprenti artiste mendiant auprès d'un maître.
On se rapproche des artistes qu'on admire pour apprendre ou pour être contaminés par eux, mais pour leur prendre un peu d'énergie aussi, pour les fatiguer, pour les ralentir, et croire qu'ainsi on les met à notre portée. Et finalement, pour éprouver un moment le sentiment d'appartenance, à une famille, pour croire à l'idée même d'une famille.

"Je pense parfois n'éprouver aucun sentiment, que je ne suis artiste que par comédie et que mon mépris de tout le reste, de tout ce qui me paraît petit et stupide, n'est qu'une nécessité pour m'imprégner de mon rôle."
Max Beckmann, Journal, août 1903.

/// El dibujo que me inspiró el de Le Monde sobre los economistas. Y sin embargo esto me hacía pensar a la parábola del Hijo Pródigo, à un aprendíz artista mendigando a su maestro.
Nos acercamos a los artistas que admiramos para aprender o para que nos contaminen, pero también para sacarles algo de energía, para cansarlos, para retrasarlos y creér que así los tenemos a nuestro alcance. Y finalmente, para probar el sentimiento de pertenecer, a una familia, para creer en la idea misma de una familia.
"A veces creo ser totalmente insensible, que solamente actúo de artista y que mi desprecio de todo lo demás, de todo lo que me parece pequeño y estúpido, no es más que una necesidad para impregnarme de mi personaje".
Max Beckmann, Diario, agosto de 1903.



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