"Perdu en soi-même", fusains sur cartes anciennes, exposés au Festival du dessin d'Arles

 

"Quand je regarde ma main / Chose étrangère mais liée à moi / Je ne suis dans aucun pays / Il n'y a pour moi ni ici ni maintenant / Ni quoi que ce soit"

Quand je dessine je suis, comme le dit Hannah Arendt dans ce poème, Perdu en moi-même. Le dessin est comme une grotte, refus et affirmation d'un regard en même temps. Le dessin a à voir pour moi avec la mémoire : dans la main qui dessine (et qui écrit) se touchent l'Argentine et la France, les dessins que je faisais enfant et ceux que je voudrais faire, le métier, et l'envie de s'en passer. Je dessine pour pour m'amuser et pour me souvenir, pour garder une mémoire des absences aussi, des manques. Chacun perdu dans sa propre géographie, n'est-ce pas?

Je poste ici quelques images de la série "Perdu en soi-même", de grands fusains sur des cartes anciennes, que j'ai exposé au Festival du dessin d'Arles.


 


 

"Cuando observo mi mano / Cosa extranjera que me pertenece / No estoy en ningún país / No estoy sometida a ningún aquí ni ahora / A ningún qué"

Cuando dibujo estoy, como dice Hannah Arendt en ese poema, Perdido en mí mismo. El dibujo como grota, rechazo y afirmación al mismo tiempo de una mirada. El dibujo tiene que ver con la memoria: en la mano que dibuja (o escribe) se tocan Argentina y Francia, los dibujos que hacía de chico y los que quiero hacer, el oficio, y las ganas de olvidarlo. Dibujo para divertirme y para acordarme, para conservar una memoria de las ausencias, de los faltantes. Cada uno está perdido en su propia geografía, no? Bueno, me puse filósofico.

Posteo aquí algunas imágenes de la serie "Perdido en sí mismo", grandes carbonillas sobre antíguos mapas, que expuse en el Festival de dibujo de Arles.


 

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