vendredi 14 mai 2010

Le thermomètre de vies

Conte Biancamano, janvier 1950
textes et illustrations pour la revue Tango-Bar, mai 2010
Traduit de l'espagnol par Ainoha Bordonaba


[...]

Jours fériés

« Ünnepnapok » – 1948

Il se réveilla irrigué par un sentiment de fraternité universelle et c’est ainsi que le Kronópiók proposa de son bureau du ministère du Travail et Autres choses que l’on adopte des jours fériés comme le jour du Drapeau lituanien, la fugace Indépendance de la Romélie, ou l’émouvant anniversaire du poète révolutionnaire bulgare. On lui répondit avec des arguments comme des claques sur la tête, et on le décora de douloureux adjectifs, on mit en doute son sens patriotique, on se méfia de ce mépris des jours fériés purement nationaux et quelqu’un lui demanda même si ces jours fériés nationaux « ne lui semblaient pas suffisants ». Il se fit porter pâle le lendemain et resta à boire du café au lait dans un café de la rue Vágány en regardant passer les tramways de la ligne 2, des wagons qui se perdaient dans la ville comme sa foi et sa fibre universelle.


mercredi 12 mai 2010

Les inventions de Bìrò (et Cortázar) II

Instrument pour mesurer la nostalgie
dans
Conte Biancamano, janvier 1950

textes et illustrations pour la revue Tango-Bar
Traduit de l'espagnol par Ainoha Bordonaba



[...]
"Malgré la couverture intérieure qui scinde le livre en deux, la frontière entre science et littérature est moins nette qu’il n’y paraît d’abord. On trouve par exemple dans la première partie du livre un court essai, « Mécanique de la nostalgie », dans lequel Bíró s’étend sur différents « procédés et inventions » qu’il a mis au point, comme l’« instrument de mesure de la nostalgie », le « simulateur de poésie » – ou encore le « thermomètre de vies », bien familier au lecteur de Cortázar."


lundi 10 mai 2010

Les inventions de Bíró (et Cortázar)

Au centreLe simulateur de poésie dans
Conte Biancamano, janvier 1950
textes et illustrations pour la revue Tango-Bar N°1, mai 2010.

Traduit de l'espagnol par Ainoha Bordonaba

[...]
"L’ouvrage propose dans une première partie la retranscription d’une conférence prononcée à la faculté d’Ingénierie de Buenos Aires en 1948, ainsi que diverses considérations scientifiques, et comporte en annexe, accompagnée d’une brève notice biographique, une sélection de poèmes en vers et en prose de Bíró lui-même, qui se dit poète et chanteur amateur, « pleinement conscient du sens de cet adjectif ». Contrairement à la conférence qui n’apparaît qu’en espagnol, les poèmes sont proposés dans une version bilingue hongrois-espagnol – on peut aisément imaginer que le public auquel ils s’adressaient n’était autre que le cercle de Hongrois émigrés que Bíró fréquentait à Buenos Aires."

jeudi 29 avril 2010

Kálmán Bíró et Julio Cortázar dans "Tango"



Conte Biancamano, janvier 1950, textes et illustrations pour le premier volume de la revue "Tango-Bar" (Traduit de l'espagnol par Ainoha Bordonaba)



[...]
"On peut se demander pourquoi Cortázar ne déploie pas la même débauche de poésie pour raconter une autre rencontre, qu’il fit sur ce même bateau. Les registres du Conte Biancamano indiquent la présence sur cette traversée de 2093 personnes : 1146 passagers de troisième classe, 369 en seconde, 238 en première, 104 employés d’hôtellerie, 60 employés de cuisine, dont deux chefs, 66 marins, 42 officiers de pont, 38 serveurs, 18 mécaniciens, une équipe médicale, deux coiffeuses, un photographe, un Julio Cortázar, et une future Maga. Parmi les passagers oubliables figure un professeur de physique et d’électromécanique, un Hongrois installé en Argentine qui se rend également à Paris, Kálmán Bíró. Monsieur Bíró s’ennuie lui aussi pendant le voyage, il se distrait aussi en jouant de la musique (mais de la guitare), et tente de tuer le temps en discutant avec d’autres passagers. Quand il les trouve sympathiques, Bíró leur fait cadeau d’un petit livre de quatre-vingt-dix pages, publié à compte d’auteur à Buenos Aires en 1949."
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mardi 27 avril 2010

La Mère Machine à Pantin

Exposition "Machines à rêves"
du 4 mai au 28 juin
Bibliothèque Elsa Triolet

102, av. Jean Lolive, Pantin.

vendredi 23 avril 2010

Massonerie

La franc-maçonnerie en Castille et Léon. Illustration de couverture du livreRégion editorial, Espagne, 2010.
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samedi 17 avril 2010

Dessin pour Le Monde

Les dangereuses vérités d'Émilie, dessin à l'encre de chine et au crayon sur papier travaillé, pour la page Enquêtes du Monde du 14 avril 2010. J'ai travaillé, pour la première fois dans le cadre du dessin de presse, avec un modèle.

mercredi 31 mars 2010

Dans le noir

Dans le noir, eau-forte et aquatinte sur zinc, 23x33cm, 2010. Recherche personnelle.

jeudi 18 mars 2010

Comme père et fils


Father and son V

recherche personnelle, 2010
encre de chine s/papier, 21x30cm
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samedi 13 mars 2010

Love ads of Harry Powers

The Waiting Scenes II, de la série Harry & the helpless children. Eau-forte sur zinc, 1er état, 23x33cm. 2010.

Harry Powers était un maître dans l'art des petites annonces et les lettres alléchantes pour veuves et cœurs solitaires. Voici un exemple, signé sous son pseudonyme Cornelius Pierson en 1929: 

« Les femmes sont la plus douce, la plus pure et la plus précieuse moitié du genre humain. Elles chantent la mélodie de nos vies. Tout homme qui a goûté l’affection d’une mère, l’abnégation aimante d’une épouse, la douceur d’une fiancée, sait bien que je ne me trompe pas. Je suis donc à la recherche de celle qui saura faire de mon foyer un paradis, un lieu de paix, le ciel de félicité où l’on retrouve ceux que l’on aime. Je l’attends avec toute la joie de l’espérance. Qui sait ? C’est peut-être vous. Voudriez-vous m’écrire ? Je mettrai toute mon habileté à répondre aux questions que vous jugerez utile de me poser, et considérerai comme strictement confidentiel tout ce que vous aurez la gentillesse de me dire. J’ai une petite photographie de moi : voulez-vous que je vous l’envoie ? La vôtre serait vivement appréciée. »

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