Affichage des articles dont le libellé est Recherche personnelle. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Recherche personnelle. Afficher tous les articles

vendredi 5 décembre 2014

Icare chute toujours

 
Icare chute toujours. On passe notre temps, dans ce métier (il faut bien lui donner un nom), à s'approcher du soleil pour retomber juste après, ou plutôt: on frôle parfois le soleil entre nos chutes. Je ne parle ni célébrité ni de reconnaissance, mais de ce travail quotidien, de notre relation avec les images et les mots, qu'on croit dominer un instant avant de perdre pied à nouveau. Il n'y a rien de dramatique à ça: tout est dans ces chutes, notre véritable métier. Rien qu'un professionnel du doute, dit Robert Walser.
Parlons métier donc: j'aime travailler à ces collages numériques, ou virtuels (comment faut-il les appeler?). Ils évoquent pour moi les films muets coloriés à la main, le travail de Lotte Reiniger, les lanternes magiques, le mystère de l'imagerie populaire d'une certaine époque. Et vous, qu'en pensez-vous?
/// Icaro cae todavía. Siempre estamos, en este oficio (hay que llamarlo de algún modo), acercándonos del sol y cayendo justo después, o más bien: rozamos alguna vez el sol entre nuestras caidas. No hablo de celebridad ni de reconocimiento, sino de nuestra tarea cotidiana, de nuestra relación con las imágenes y las palabras, que creémos dominar un instante antes de perder pié otra vez. No hay nada dramático en eso: todo está en esas caídas, que son tal vez nuestro verdadero oficio. Nada más que un profesional de la duda, dice Robert Walser. 
Hablemos de oficio entonces: me gusta hacer estos collage numéricos, o virtuales (hay que buscarles un nombre) ; me evocan las películas mudas coloreadas a mano, el trabajo de Lotte Reiniger, las linternas mágicas, el misterio de la gráfica popular de cierta época. No sé ¿Usted qué piensa?

.

jeudi 20 novembre 2014

Histoire du père et du fils

Brève histoire du bon père morne et de son fils ennuyeux, du temps qui leur manque toujours, des occupations du père, des tenues du fils, jugées extravagantes, d'une mère toute à ses lettres, et de l'autre fils, modèle, qui regarde vers l'avenir.
///Breve historia del buen padre serio y de su hijo aburrido, del tiempo que siempre les falta, de las ocupaciones del padre, de las ropas del hijo, calificadas de extravagantes, de una madre y sus cartas, y de ese otro hijo, modelo, que mira hacia el porvenir.

Père morne, fils ennuyeux / Padre apagado, hijo aburrido

La mère / La madre

L'autre fils: radieux / El otro hijo: radiante
L'enfant ennuyeux et l'autre / El hijo aburrido y el otro
Encore seuls / Otra vez solos


Postérité de l'enfant ennuyeux Posteridad del hijo aburrido 

Oui, je recommence avec mes variations autour d'une même scène. Au secours! Serais-je un variateur, plus qu'un dessinateur? Ou, comme dit Lichtenberg, une variante de quelque chose qui existe déjà de manière plus juste et concise?
"À mon avis, je suis un enfant extraordinairement fatigué et élastique, malade en même temps que sain jusqu'au bout des ongles, bien que j'aille en trébuchant comme un vieillard, tout flageolant et tremblant d'âge."
Robert Walser, Le territoire du crayon.
/// , empiezo otra vez con mis variaciones alrededor de una misma escena. ¡Socorro! ¿Seré un mero variador, más que un dibujante? O, como dice Lichtenberg, una variante de algo que ya existe de manera más justa y concisa?
"En mi opinión, soy un niño extraordinariamente cansado y elástico, enfermo al mismo tiempo que sano hasta las uñas, a pesar de que ande tropezando como un anciano, vacilante y temblando de edad."
Robert Walser, El territorio del lápiz.


lundi 17 novembre 2014

Père fils, acte premier



Ici commence l'histoire d'un père morne et de son fils ennuyeux. Méfiez-vous de ces couleurs, de toute apparente gaité, car l'histoire est bien en noir et blanc
/// Aquí comienza la historia del padre blando y el hijo aburrido. Desconfíe de estos colores chillones, de toda alegría aparente, porque la historia es en blanco y negro.

jeudi 2 octobre 2014

No-One Was Like Vermeer



Le seul tableau que je serai prêt à voler est la Femme à la lettre de Vermeer. Et peut-être aussi un Brueguel du Louvre, et un petit Holbein qui est à Londres. Que des petits tableaux vous voyez, c'est pas méchant. Mais avant tout, la Femme à la lettre, qui est d'ailleurs devenu invisible, au Rijksmuseum d'Amsterdam: Il faut apprendre à le voir par petites touches, quelques secondes par ci, quelques secondes par là, dans les interstices entre un touriste et l'autre, sous la menace de leurs armes photographiques.
Je pourrai dire beaucoup de choses sur Vermeer. Rien de plus ni de moins intelligent que les paroles de "No-one was like Vermeer" de Jonathan Richman.
/// El único cuadro que estaría dispuesto a robar es la Mujer leyendo una carta de Vermeer. Y tal vez un Brueguel del Louvre, y un pequeño Holbein que está en Londres. Solo cuadros pequeños, nada grave. Pero primero la Mujer leyendo una carta, que de todos modos se ha vuelto invisible, en el Rijkmuseum de Amsterdam: Hay que aprender a verlo por partes, unos segundos aca, otros alla, en los insterticios entre un turista y otro, bajo la amenaza de sus armas fotograficas.
Podría decir mil cosas sobre Vermeer. Nada más ni menos inteligente que la letra de "No-one was like Vermeer", de Jonathan Richman.

jeudi 18 septembre 2014

Semi-chien dessinateur

Le dessinateur entend rester imperturbable face aux accusations comme face aux conseils, il est trop vieux pour tout cela. Il hume l'air et poursuit son petit chemin en toute modestie mais d'un pas décidé. C'est à lui de choisir ses maîtres, de les siffler pour qu'ils le suivent ou se perdent avec lui.
///El dibujante quiere mantenerse imperturbable ante las acusaciones como ante los consejos, es demasiado viejo para todo eso. Huele a su alrededor y continúa su camino modestamente pero de un paso decidido. Es él que debe elegir sus propios maestros, silbarlos para que lo sigan o se pierdan con él.


lundi 8 septembre 2014

Les organes du dessinateur


Il y a un organe réflexif qui pense et un organe déssinatif qui se retrousse les manches et dessine. Il arrive aussi que ce dernier se mette à penser tout seul et à expulser l'autre hors de la feuille en papier, hors de la table à dessin.
L'organe réflexif s'échappe aussi parfois et s'adonne au plaisir secret de l'écriture. Au retour, il trouve l'organe déssinatif dans un triste état de délabrement, et l'organe réflexif se sent alors coupable de cet abandon. Si l'un avance, l'autre reste derrière. Ils passent leur temps à avancer et reculer pour se rattraper ou se fuir, et c'est dans cette apparente dépense inutile d'énergie qu'ils arrivent à produire quelque chose ensemble.
/// Hay en el dibujante un órgano reflexivo que piensa y un órgano dibujativo que se arremanga y dibuja. Sucede también que este último se ponga a pensar por sí mismo y a expulsar al otro fuera de la hoja de papel, fuera del tablero.
El órgano reflexivo se escapa a veces y se entrega al placer secreto de la escritura. A la vuelta, encuentra el órgano dibujativo hecho una ruina, y el órgano reflexivo se siente entonces culpable de ese abandono. Si uno avanza, el otro queda detrás. Pasan su tiempo a avanzar y retroceder para alcanzarse o para huirse, y es en esa aparente pérdida de energía que logran producir algo juntos.


samedi 12 juillet 2014

Cahiers un rien sportifs


(Dans les cahiers de rien) il y a une ville ou l'on peut courir en restant assis, où l'on se moque de ceux qui s'agitent sans raison ni direction, mais de ceux qui restent sûr d'eux aussi, empêtrés dans leur chaises.
/// (En los cuadernos de nada) hay una ciudad donde se puede correr quedándose sentado, donde burlarse de los que se mueven sin razón ni dirección, pero de los que se quedan seguros de sí mismos en sus sillas también.

lundi 7 juillet 2014

Le cahiers de rien, encore et toujours


Je ne sais pourquoi ces dessins m'ont fait penser à la "Description d'un combat" de Kafka, surtout le gros éléphant ci-dessous, qui me rappela le "naufrage de l'obèse".
Je suis pour le moment un petit, un tout petit homme...Je roule..., je roule, avalanche dans la montagne! De grâce, passants, ayez la bonté de me dire quelle est ma taille, il vous suffit de mesurer ces bras, ces jambes..., de grâce!
///No sé porqué estos dibujitos me hicieron pensar en la "Descripción de una lucha" de Kafka, sobre todo el elefante de aqui abajo, que me recordó el "hundimiento del gordo".
Soy pequeño, pequeño ahora...Ruedo..., ruedo, soy un alud en la montaña. Se los ruego, ustedes que pasan, sean amables y díganme cuan grande soy, les basta con medir estos brazos, estas piernas...se los ruego!


mercredi 25 juin 2014

Dans les cahiers de rien...

Half a man's still a man (L'étranger a trouvé sa devise), et une énième variation autour de cette chambre kafkaïenne, tout cela (et plus encore) dans les cahiers de rien, qui s'entassent par dizaines dans les moindres recoins de mon atelier.
/// Half a man still a man, el lema que ha adoptado el "extranjero", y una nueva varación alrededor de esta habitación kafkiana, todo eso y mucho más en los cuadernos de nada, que se juntan por decenas en los recovecos de mi taller.


mardi 3 juin 2014

Hommage en silhouettes (carnets de rien)


Voilà deux choses parfaitement inutiles ici: un rhinocéros mort, et un hommage à un artiste encore vivant. Mais c'est tout ce que j'ai trouvé aujourd'hui, en fouillant dans mes carnets de rien.
/// Dos cosas perfectamente inútiles aqui: un rinoceronte muerto y un homenaje a un artista todavía vivo. Pero es todo lo que encontré hoy, urgando en mis cuadernos de nada.

dimanche 1 juin 2014

Affiche pour Graphit / Afiche para Graphit

Affiche pour Graphit, un séminaire professionnel autour de la création d'un pôle image en Asturies, Espagne. Je me suis inspiré de l'architecture des tours des mines de charbon pour le personnage.
/// Afiche para Graphit, seminario profesional acerca de la creación de un Polo Imágen en la región de Asturias, en España. Me inspiré de la arquitectura de las torres mineras para el personaje.

dimanche 25 mai 2014

Silhouèttes

J'aime le théâtre d'ombres chinoises, les films de Lotte Reiniger et le cinéma muet en général. C'est dans ce sens là que je me permet de faire ces "collages virtuels" de temps à autre, pour Le Monde et pour moi aussi. Je suis loin d'être un professionnel des nouvelles technologies ; j'aborde tout ça de façon assez naïve, comme une manière de retrouver justement cet esprit primitif du cinéma muet. Pour ces collages, je me sers des principes appris de la gravure dite au vernis mou.  
/// Me gusta el teatro de sombras chinas, los cortometrajes de Lotte Reiniger y el cine mudo en general. Es en ese sentido que me permito hacer estos "collages virtuales" de vez en cuando, para Le Monde y para mi también. Estoy lejos de ser un profesional de las nuevas tecnologías ; abordo todo eso de manera bastante inocente, como una forma justamente de reencontrarse con ese espíritu primitivo del cine mudo. En estos collages uso lo que aprendí haciendo grabado con barníz blando.

Babel résiste encore, dans Le Monde des Livres du 3 avril 2014



Les héritiers sont de retour, dans Le Monde du 29 août 2013.

Goldberg VS Goldberg, dans Le Monde du 18 janvier 2014
Comment remettre du carburant dans l'Europe?,
dans Le Monde daté du 9 mai 2014




mardi 20 mai 2014

Quelle tête êtes-vous?


"Une tête bien faite est une tête qui cherche les défauts et une tête exceptionnelle est une tête qui découvre ces défauts et une tête géniale est une tête qui, après les avoir trouvés, attire l'attention sur ces défauts découverts et, avec tous les moyens dont elle dispose, désigne ces défauts. […] La tête doit être une tête chercheuse, une tête chercheuse de défauts, de défauts humains, une tête chercheuse de l'échec."
Thomas Bernard, Maîtres anciens.
/// "Una cabeza bien hecha es una cabeza que busca los defectos humanos y una cabeza excepcional es una cabeza que descubre esos defectos y una cabeza genial es una cabeza que, luego de encontrarlos, llama la atención sobre esos defectos y, con todos los medios de los que dispone, designa esos defectos. […] La cabeza debe ser una cabeza buscadora, una cabeza buscadora de defectos, de defectos humanos, una cabeza buscadora del fracaso. "
Thomas Bernard, Maestros antiguos.
Por una cabeza... ¿Y, entonces, qué cabeza es usted ?

 


lundi 5 mai 2014

La matière et la manière...Quatre manières d'être paresseux.

"Mardi 20 juillet 1824. — Faire beaucoup d'esquisses et se donner le temps: c'est en cela surtout que j'ai besoin de faire des progrès. […] La grande affaire, c'est d'éviter cette infernale commodité de la brosse. Rends plutôt la matière difficile à travailler comme du marbre: ce serait tout à fait neuf. — Rendre la matière rebelle pour la vaincre avec patience."
Eugène Delacroix, Journal.

Lundi 5 mai 2014. Ça me fatigue rien que d'y penser...

/// La materia y la manera: Cuatro maneras de ser perezoso.
"Martes 20 de julio de 1824. — Hacer muchos bocetos y darse el tiempo: es en eso sobre todo que necesito progresar. […] La gran cosa, es evitar esa infernal comodidad del pincel. Haz más bien del material algo difícil de trabajar como el mármol: eso sería totalmente nuevo. — Hacer del material algo rebelde para vencerlo con paciencia."
Eugenio Delacroix, Diario.

Lunes 5 de mayo del 2014. Sólo de pensarlo ya estoy cansado...
...

samedi 29 mars 2014

La chambre double


C'est une sorte de Manuel des Adieux que j'ouvre ici, avec une nouvelle version de la même scène.  Le repos d'un vieil artiste? Ou peut-être une de ces chambres doubles des  poètes de la fin du XIXe siècle? Les yeux fermés, le viellard esquisse son prochain tableau, superbe, son dernier vers. Vous allez voir... Tout s'enchaine parfaitement dans sa tête. La  chambre l'attend, pareille à elle même.
{Eau-forte sur zinc, 21x30cm, premier état.}
/// Otra versión de la misma escena. ¿El reposo de un viejo artista? Una de esas habitaciones dobles de los poetas de finales del siglo XIX? Los ojos cerrados, el viejo boceta su próximo cuadro, extraordinario, su último verso. Ya van a ver... Todo se ordena perfectamente en su cabeza. La  habitación lo espera, igual a sí misma.
{Aguafuerte sobre zinc, primer estado de la plancha.}

mercredi 19 mars 2014

Mirage, dans Siné Mensuel

Première version du dessin ayant servi à illustrer la nouvelle Mirage, de Caryl Férey, dans le Siné Mensuel de l'été 2013. Encre de chine, crayon et pointe sèche sur papier. /// Primera versión del dibujo que ilustró el cuento Espejísmo, de Caryl Férey, en la revista Siné Mensuel del verano del 2013. Tinta china, lápiz y punta seca sobre papel.