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lundi 23 novembre 2009

Harry Powers: le plan d'une vie

The lifetime map of Harry F. Powers, de la série Harry & the helpless children). Eau-forte sur zinc, 21x30cm, 2009.

Le tueur présumé Harry Powers reçut de la part de la presse américaine des années 1930 toutes sortes de dénominations, "le monstre", le "chien sauvage", "le boucher", "le porc hollandais"...etc. Mais on décortiquait aussi son corps dans les moindres détails, comme si la disposition au crime étaient vérifiables morphologiquement: on trouvait son stature "étrange", ses yeux "porcins", son nez "coupable", ses manières "suaves"...Plus tard, pendant le procès, on s'attarda aussi sur ses vêtements, et l'on informa le public même du menu quotidien dont il jouissait en prison.
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mardi 20 octobre 2009

The animals

Yeux porcins, yeux de vautour, de la série Harry & the helpless children. Eau-forte et encre de chine, 21x30cm, 2009.

Extrait d'un article de la presse américaine d'époque montrant deux photographies de Harry F. Powers:
"THE FACE OF A 1931 BLUEBEARD. The remarkable closeup photograph clearly shows the hypnotic eyes and the vulture-like features of Harry Powers, modern Bleubeard who lured women to their doom, hanged them, and dropped their bodies into a subterranean chamber."
The Syracuse Herald, Syracuse, New York, september 2, 1931.

mercredi 8 juillet 2009

Reprise du dialogue


Confession scene, de la série Harry & the helpless children. Gravure à l'eau-forte sur zinc, 3eme état, 33x43cm, 2009.

“A few hours after this picture was made Harry F Powers (shown handcuffed), Clarksburg 'bluebeard' confessed to the killings of Mrs Asta Eicher and her three children. Powers as Cornelius Pierson wooed Mrs Eicher, a widow of Park Ridge, Illinois, by mail. She went to West Virginia to marry him, and he there killed her and  her children”.
The Bee, Danville, September 1, 1931
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jeudi 2 juillet 2009

Oink oink

The pudgy face of Harry Powers,  de la série Harry & the helpless children. Gravure à  la pointe sèche sur plexiglas, 21x15cm. 2009.


jeudi 6 novembre 2008

Confussion / Confession / Dialogue


Trois dessins de 2009, à l'encre de chine et l'aquarelle, pour la "scène des aveux" dans Harry & the helpless children. Si les autorités nièrent toujours avoir "maltraité" l'accusé Harry Powers, la photographie parue dans le Daily News ne laissait pas de doutes.

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lundi 3 novembre 2008

Love / Hate


Portraits de Harry Powers VII, de la série Harry & the helpless children.




Harry Powers et le Harry Powell de La Nuit du Chasseur (1955,  Charles Laughton), animé par Robert Mitchum. David Grubb, l'auteur du roman qu'inspira le film, dit s'être servi de ses souvenirs d'enfance, car il avait grandi dans la région où Harry Powers avait commis ses crimes et où il avait été jugé.


lundi 27 octobre 2008

West Virginia portrait


Harry Powers, portraits VIGravure à l'eau-forte et l'aquatinte sur zinc, 2ème état, 25 x 35 cm. 2009.

Harry Powers fut finalement arrêté en 1931 dans sa demeure de Clarksburg, état de Virginie-occidentale, où il vivat marié à une femme appelée Lulu, et où il travaillait de temps en temps comme casier dans l'épicerie qu'elle tenait. Mais on le soupçonnait d'être un monsieur Weaver dans l'état de Pennsylvanie, un monsieur Pierson dans l'Illinois, un certain Harold Bjorgo dans le Ohio également. Et à l'aide d'une ou deux boîte postales ici ou là, il entretenait des idylles épistolaires à travers toute l'Amérique, et c'était là son vrai gagne-pain.
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samedi 20 septembre 2008

lundi 14 juillet 2008

Criminologie


Dialogue en miroir, du projet Harry & the helpless children. Eau-forte sur zinc, 2ème état, 21 x 31cm, 2009.


Le policier qui soutira des aveux à Harry F. Powers soulignait, à la presse, surtout le caractère "insensible du tueur". Il n’exprimait, selon lui, non seulement pas de remords, mais pire: pas d'émotion non plus, aucune émotion humaine. Ce n'était qu'un "animal sauvage", et ses victimes, rien d'autre que "des proies", pour lui. Le policier, et la presse d'ailleurs, étaient convaincus qu'il était le coupable de ces crimes.
Un avocat de Chicago, et certains spécialistes en criminologie qui purent examiner Powers, nuançaient ces propos, néanmoins: rien ne semblait montrer qu'une quelconque passion volcanique ou une violence inouïe dormait en lui, disaient. C'était une personnalité banale, un escroc plutôt médiocre. Le seul point qu'ils soulignaient était son "amour des mots", et sa mythomanie.
Mais ces "spécialistes venus d'ailleurs" n'étaient pas les bienvenus à Clarksburg, état de Virgine-occidentale: une foule déchaîné les menaça un soir dans une rue de la ville et les pressa de "rentrer chez eux".
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lundi 7 juillet 2008

Portraits de Harry Powers, IV


Becoming Harry Powers, du projet Harry & the helpless children. Eau-forte sur zinc, 24x34cm, 1er état, 2009.

A la recherche du visage de Harry Powers.... Tous les alias que Harry Powers s'inventa répondaient à un besoin précis: la création d'un personnage qui devait être aimé par ces femmes qu'il escroquait. Chaque un avait son lieu, son métier, ses goûts particuliers. Joe Gildaw était un aventurier, tandis que Cornelius Pierson était un homme plutôt sérieux, travailleur et délicat. Arn Weaver, plutôt un petit employé sans relief. Il se servait moins des autres alias: Arn Weaver, Harold Bjorgo, et Herman Drenth.

vendredi 13 juin 2008

Portraits de Harry F. Powers, III

Stupid tears, du projet Harry & the helpless children. Gravure à l'eau-forte sur zinc, 21cmx30, 3ème état. 2008.


vendredi 6 juin 2008

Cinemascope

Harry's portraits II, du projet Harry & the helpless children. Eau-forte sur zinc, 21x30 cm, premier état. 2008. /// Retratos de Harry II, del proyecto Harry and the helpless children. Aguafuerte sobre zinc, primer estado.

vendredi 22 septembre 2006

"Harry & the helpless children", première époque








Harry & the helpless children
(première époque)

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Encre de chine, gouache, collage. 2006-2007.
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Alors que je travaillais encore à mon précédent livre (La Mère Machine), je suis tombé sur cette photographie dans un livre américain consacré aux faits divers. Ce qui me frappa fut la pose de deux personnages, le policier et le criminel; quelque chose les rapprochait comme un couple. Puis le regard de Harry Powers, son visage déformé par les coups, sa pose détachée.
Enfin, le texte qu’accompagnait la photographie: 
  
« His pig-like eyes, bruised, blackened by his captors, are the only spots of color in the pasty, cruel face of Harry F. Powers, the heartless Butcher of Clarksburg, as he recites to a detective in his cell the grisly details of how he strangled two women and the pitifully helpless children in his charnel house garage near Clarksburg, W. Va. »
The Daily News, september 1, 1931

J'ai affiché cette photographie sur un mur, en face à ma table de travail, et je me suis mis à la copier de temps en temps, avec différentes techniques, différentes approches, presque comme un jeu; afin d'échapper, aussi, au travail de La Mère Machine. C'était je crois en 2006 ou 2007. Puis le jeu commença a prendre de l'ampleur, je me suis mis à décortiquer la photographie dans les moindres détails. J'ai essayé la gravure sur métal, les monotypes. Il n'était pas encore question d'un livre, mais d'une série de dessins et gravures.
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J'ai commencé à enquêter sur Harry F. Powers en 2008. La première surprise fut de découvrir que son histoire avait inspiré le film "La nuit du Chasseur", avec Robert Mitchum, qui jouait un psychopathe nommé Harry Powell.


A partir de là j'ai vraiment eu la sensation d'entrer dans une histoire. J'ai cherché les traces du fait divers dans les archives des journaux américains de l'époque, dans les quelques livres publiés alors sur l'affaire : "Love Murders of Harry F. Powers: Beware Such Bluebeards", de Evan Allen Bartlett, mais surtout le "Shades of Justice" de Edward Law, qui fut l'avocat commis d'office dans l'affaire Powers.
J'ai pu établir tout le déroulé de l'affaire,  j'ai alors découvert les multiples personnalités de Harry Powers, ses noms d'emprunt, ses escroqueries à travers toute l'Amérique, enfin, les doutes sur sa culpabilité, et son procès bâclé, en décembre 1931. J'ai repris les dessins, dans le but d'en faire un livre, les gravures aussi, et je me suis mis à écrire les histoires. Ce n'est cependant qu'en 2010 que je suis arrivé à une version à peu près correcte de l'ensemble de mon projet, avec les textes, les images, et les trois étapes ou les trois chapitres du livre: la vie de Harry Powers avant 1931, les réactions de la société américaine à la découverte de l'affaire Harry Powers, puis le procès.